Diagnostic, recherche, traitements, vie quotidienne : les nouveautés expliquées simplement. Chaque actu cite sa source et dit clairement ce qui est prouvé, ce qui reste à confirmer et ce qui n’est pas encore disponible.
À Édimbourg, des chercheurs ont comparé les hormones dans le sang de 159 femmes atteintes d’endométriose et de 57 femmes sans la maladie. Une hormone, la 11-kétotestostérone, était plus élevée chez les premières. Le groupe est petit : il faut le confirmer, et aucun test n’est disponible pour l’instant.
À l’université de Hull, l’équipe de Barbara Guinn met au point EndoTect, un test sur les urines qui repère une protéine liée à l’endométriose et distingue les formes superficielles et profondes. Dans une première étude (400 femmes atteintes et 200 sans la maladie), il était juste dans 91 % des cas. Il doit encore être validé : l’équipe espère une mise à disposition au plus tôt en 2027.
En comparant l’ADN d’environ 1,4 million de femmes, les chercheurs ont repéré 80 zones du génome liées à l’endométriose, dont 37 inconnues jusqu’ici. Certaines sont partagées avec l’adénomyose. Les gènes n’expliquent pas tout, et aucun test génétique n’existe : ces résultats orientent surtout la recherche de traitements.
À Oxford, un produit injecté avant un scanner a été testé chez 20 patientes. Il a repéré des lésions superficielles que l’échographie et l’IRM avaient manquées. C’est un petit essai : un essai plus large doit suivre avant tout usage courant.
Un premier traitement non hormonal autorisé en essai
Aux États-Unis, l’agence du médicament (FDA) a autorisé le début des essais chez l’humain d’ENDO-205, une molécule conçue pour cibler les lésions d’endométriose sans agir sur les hormones. La première étape testera seulement la tolérance, chez des volontaires en bonne santé. On est au tout début : il faudra des années d’essais avant de savoir si ce traitement est efficace.
Kiné pelvienne et activité encadrée : moins de douleur au quotidien
Dans un essai norvégien chez 81 femmes, 4 mois d’exercice encadré avec rééducation du plancher pelvien ont diminué la douleur ressentie au quotidien, encore à 12 mois. Les pics les plus forts n’ont pas changé. C’est un complément aux traitements, à discuter avec ton médecin.
Adénomyose et FIV : pas de protocole meilleur que les autres
Avant un transfert d’embryon congelé, on propose parfois une « mise au repos » hormonale en cas d’adénomyose. En regroupant 8 études, les chercheurs n’ont pas trouvé plus de naissances avec ce traitement préalable. Le protocole se discute au cas par cas avec l’équipe qui te suit.
La Haute Autorité de santé a actualisé la place des examens d’imagerie pour diagnostiquer l’endométriose. L’échographie endovaginale, faite par un professionnel formé, reste l’examen de première intention ; une échographie normale n’exclut pas une endométriose profonde. L’IRM pelvienne est recommandée en deuxième intention, quand l’échographie est normale ou peu claire et que le traitement ne soulage pas.
Endotest : le test salivaire pris en charge dans le cadre d’une étude
Depuis février 2025, le test salivaire Endotest est remboursé en France dans le cadre du « forfait innovation », dans environ 80 hôpitaux. Il est réservé aux 18 ans et plus, quand l’imagerie est normale ou peu claire malgré des symptômes. Son intérêt en pratique courante est encore évalué.
À retenir : une étude prometteuse n’est pas encore un traitement ou un test disponible. Pour savoir ce qui est adapté à ta situation, parles-en à ton médecin ou à ta sage-femme. Ces actus sont aussi dans l’onglet Conseils de l’application.
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